#IdéesJFD                                         A retenir, nos propositions

  • Rien n’empêche plus d’être à la fois patriote français et patriote européen
  • Faire du 11 novembre, non plus le souvenir de la victoire en France, en Belgique, au Royaume-Uni, mais bien le Jour du Souvenir commun à toute l’Europe

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« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » Maréchal Foch

Un devoir de mémoire, que nous accomplissons une fois encore, 94 ans après la signature de cet Armistice conclue au petit matin du 11 novembre 1918. Mais quelle est la signification de cette commémoration, alors qu’il n’y a désormais plus de témoins directs de ce terrible conflit, alors que cette guerre totale a pris fin il y a presque un siècle ?

C’est avant tout, nous rappeler de ne pas oublier les sacrifices des millions de français et d’européens, tombés ou blessés sur les champs de bataille de la Grande Guerre. C’est aussi, et pour la première fois depuis 1922, non plus la seule célébration solennellement de la fin de la Première Guerre mondiale, mais également une journée d’hommage aux morts des autres conflits, sans pour autant se substituer aux différentes commémorations. C’est donc le souvenir de « tous les morts pour la France », incluant ceux des conflits les plus récents, comme l’Afghanistan.

Le 11 novembre, c’est donc désormais une journée encore plus particulière, une journée pour nous rappeler notre sentiment d’appartenance à une Nation, à notre communauté de destins, à un tout qui se doit d’être solidaire, pour nous rappeler notre partage de valeurs communes : la liberté, l’égalité et la fraternité. Autant de valeurs pour lesquelles certains sont allés et continuent d’aller jusqu’à faire le sacrifice ultime, et à qui nous rendons hommage. Nous rappeler la vraie signification du mot patriotisme. Un mot que certains utilisent, malheureusement, pour diviser et exclure, pour stigmatiser et rejeter : un patriotisme qui se dit être « exclusif ».

Pourtant, il nous semble que rien n’empêche d’être pleinement patriote envers la France, mais également envers une autre communauté de destins, quelle qu’elle soit. Ainsi, nous nous sentons aussi bien patriotes envers la France, que patriotes européens. Egalement, en même temps, pleinement. Pourquoi ? Parce qu’il nous semble que nous partageons tous, européens, une histoire commune, forte, parfois lumineuse (faite d’art, de littérature, de science et de culture partagées), parfois sombre et terrible, comme la Grande Guerre. Un héritage commun que justement nous ne devons pas renier et encore moins oublier. Car ce sont des guerres, des oppositions idéologiques, que  finalement a émergé, petit à petit, l’Unification de l’Europe.

Alors, pour 2014, le centenaire du déclenchement, pourquoi ne pas faire du 11 novembre, non plus le souvenir de la victoire en France, en Belgique, au Royaume-Uni, mais bien le Jour du Souvenir commun à toute l’Europe ? Pour que collectivement, nous tous, européens, nous nous rappelions les sacrifices de tous ceux tombés durant la Grande Guerre et tous les conflits postérieurs. Pour que nous n’oublions pas cette histoire terrible que nous partageons. Mais aussi pour que nous comprenions que nous avons dépassé ces divisions et partageons désormais une même communauté de destins, et que rien n’empêche plus d’être à la fois patriote français et patriote européen.

Pole Réflexion

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