#IdéesJFD                                         A retenir, nos propositions

  • Un nouveau souffle à cette amitié franco-allemande, qui doit passer par la jeunesse
  • Elargissons les échanges de fonctionnaires, en particulier à la fonction publique territoriale
  • Créons des agences franco-allemandes pour l’emploi 
  • Renforçons l’apprentissage de l’Allemand
  •  Multiplions les écoles franco-allemandes
  • Créons une véritable conscience culturelle franco-allemande
  • Approfondissons les échanges entre partis politiques de nos deux pays
  • Encourageons les jeunes de nos deux pays à passer systématiquement une année d’étude au cours de leur scolarité chez nos voisins et amis

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Es lebe die deutsch-franzosiche Freundtschaft!

Cinquante années ont passée depuis la signature du Traité de l’Élysée. Un demi-siècle de réconciliation, de redécouverte mutuelle, de dépassement définitif de vieilles peurs et méfiances, pour finalement construire pas à pas une amitié solide et durable entre la France et l’Allemagne. Une amitié qui est cœur du projet européen de pacification et d’union du continent.

Une amitié qui se résume par les mots du général de Gaulle prononcés le 22 janvier 196 : « l’avenir de nos deux pays, la base sur laquelle peut et doit se construire l’Europe, le plus solide atout de la liberté du Monde, c’est l’estime, la confiance, l’amitié mutuelles du peuple français et du peuple allemand ». C’est donc bien une amitié entre les peuples avant tout, une amitié entre le jeunesse aussi qui se trouve au cœur de se Traité.

La nécessite de rapprochement franco-allemand évoqué dans le premier projet de la Pan-Europe de Coudenhove-Kalergi, au comité franco-allemand d’information et de documentation d’Emile Mayrisch, tout avait été abandonné au moment de la Guerre, ce déchirement de l’Europe, cette ‘guerre civile’ de Victor Hugo. Dans les pas des deux ministres des affaires étrangères Briand et Stresemann à Locarno, des décombres de la destruction totale, deux visionnaires ont voulu tout mettre en œuvre pour éviter de répéter l’erreur de Versailles : Charles de Gaulle et de Conrad Adenauer.

Le 22 Janvier 1963, le pas est franchi avec le traité de l’Elysée : les responsables politiques et les ministres des deux pays se verront désormais régulièrement pour renforcer la coopération entre les deux pays. Une coopération de haut niveau a pris un nouvel essor en 2003 avec la tenue régulière de Conseils des ministres conjoints. L’idée est simple : harmoniser la politique étrangère, aider les pays en voie de développement (saluons par exemple le Centre culturel franco-allemand de Ramallah), et coordonner les questions de défense au plus haut niveau, approfondir la politique agricole commune et l’énergie, favoriser la coopération en matière de communication de transport et d’industrie.

Mais cette coopération ne s‘arrête pas aux gouvernements : les échanges sont nombreux entre les villes et les citoyens avec des milliers de jumelages. Enfin, cette amitié c’est aussi le développement d’une politique d’éducation et de jeunesse. Car une amitié durable ne peut se réaliser que si les peuples partagent leurs jeunesses. L’apprentissage de la langue de l’autre, l’équivalence des titres et des diplômes, la coopération dans la recherche et l’échange collectif d’étudiants, l‘Université Franco-Allemande, sont autant de raisons qui justifient la création de l’Office franco-allemand pour la jeunesse.

A l’heure d’un premier bilan, constatons que les succès sont nombreux, avec notamment la création et le développement du double baccalauréat franco-allemand « Abibac », la création d’écoles franco-allemandes, le manuel franco-allemand ou encore la chaîne de télévision Arte, et la mise en pratique d’échange de fonctionnaires du ministère des affaires étrangères.

Mais nous pouvons, devons, sans doute faire encore plus. Car force est de constater que les jeunes français comme les jeunes allemands, ignorent encore trop de l’autre. La langue allemande n’est pas suffisamment enseignée, la culture insuffisamment partagée, les échanges encore trop limités. C’est pourquoi les Jeunes Forces Démocrates appellent à un nouveau souffle à cette amitié franco-allemande, un nouveau souffle qui doit passer avant tout par la jeunesse.

Elargissons les échanges de fonctionnaires, en particulier à la fonction publique territoriale, afin de découvrir nos pratiques mutuelles et apprendre de nos forces respectives. Créons des agences franco-allemandes pour l’emploi fonctionnant en accord avec la chambre de commerce franco-allemande. Renforçons l’apprentissage de l’Allemand, et notamment dans les zones transfrontalières, en incitant par exemple les collectivités territoriales allemandes et françaises à créer des GETA destinés à multiplier les écoles franco-allemandes sous l’égide de l’Union européenne. Créons une véritable conscience culturelle franco-allemande, approfondissons les échanges entre partis politiques de nos deux pays. Et surtout, encourageons les jeunes de nos deux pays à passer systématiquement une année d’étude au cours de leur scolarité chez nos voisins et amis.

La France et l’Allemagne doivent être à l’avant garde sociale de l’Europe, en avance de phase, doivent apprendre des forces respectives de l’autre pour sortir ensemble de la crise, doivent mettre en avant leur jeunesse, faire confiance à leur jeunesse, lutter contre le chômage, la pauvreté, mettre cette amitié exceptionnelle au service de l’Europe, se battre ensemble sans cesse pour montrer que deux anciens ennemis héréditaires peuvent devenir des amis héréditaires.

« La France et l’Allemagne ont montré l’exemple au Monde. Sans la compréhension et l’amitié de la France et de l’Allemagne, il n’y a pas d’espoir pour une Europe Unie » (Le Président Lübke, le 9 Septembre 1962)

 

Pole Réflexion

Jeunes Forces Démocrates