#IdéesJFD                                                            A retenir, nos propositions

  • Clarifier la définition juridique claire de l’e-administration
  • Amplifier la numérisation de l’administration pour les citoyens et les entreprises
  • Mettre toutes les collectivités locales  sur un même pied d’égalité en termes de débit internet
  • Chaque mairie et maires annexe doit installer des bornes d’accès à internet
  • Rendre chaque site administratif  accessible pour les personnes malvoyantes

Il y a quelques mois, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré lors du Comité Interministériel pour la Modernisation de l’Action Publique (CINAP) environ 200 mesures concernant la simplification administrative touchant aussi bien les professionnels que les particuliers.

Mais ces mesures concernant la numérisation du service public ne datent pas d’hier. En 2009 fut crée le portail, https://mon.service-public.fr , qui permet à tout individu d’entreprendre des démarches administratives via son domicile (déclaration d’une entreprise, d’une association, changement d’adresse, inscription sur les listes électorales et la fameuse télédéclaration.)

Cependant si on regarde de plus près les chiffres concernant le nombre de comptes crées sur ce site on observe qu’en 2012, seulement 4 853 751 comptes ont été crées et seulement 12 millions de télé-déclarations ont été réalisées, ce qui est peu quand on sait qu’il y a environ 37 millions de foyers fiscaux en France.

Donc oui comme d’habitude le numérique manque de visibilité. Tout comme le DMP, le « service public online » manque de présence.

 

L’E-administration au service des collectivités locales ?

D’après les récents sondages, il est clairement montré que les Français accordent à leur Maire une grande confiance, ceci est du à la proximité de ce dernier avec les français. Et si le numérique avait lui aussi cette destiné ?

Aujourd’hui les services administratifs liés à la vie d’une ville sont extrêmement sollicités, cela passe dès la naissance avec une demande en crèche, en passant par une demande d’acte de naissance lorsqu’on veut faire son passeport…

Ainsi les acteurs locaux font le maximum pour délivrer les meilleurs services aux administrés, et pour beaucoup d’acteurs cela passe par l’émergence des TIC. Car qui dit services administratifs performants et rapides dit administrés satisfaits de leur mairie.

Mais si les décideurs politiques locaux savent l’importance de moderniser leur appareil administratif, beaucoup ne donnent pas la priorité à l’émergence de l’e-administration. Cette disparité est plus ou moins forte selon les villes, ainsi il sera possible de demander un acte de naissance via internet à une ville de banlieue qu’à une ville de province.

Cette disparité est due notamment à un manque de définition juridique claire de l’e-administration. Ainsi l’e-administration est elle simplement cantonnée aux sites Web permettant certaines taches administratives (donc un lien usager-administration) ou peut elle est plus large et s’étendre aux téléphones portables et avoir un rôle d’acteur pour l’administré (exemple de l’application parisienne DansMaRue qui permet a un parisien de  signaler des anomalies constatées dans son quartier). A ce manque de définition de l’e-administration s’ajoute un manque de volonté nationale, alors que l’Espagne impose que tous les services administratifs soient accessibles en ligne, la France n’a toujours pas émis cette simple hypothèse.

Chaque ville devra répondre à des besoins bien spécifiques et devra interagir avec les acteurs locaux (éducation, culture, sport, associations…) et les administrés.

Partout en France, certaines villes émergent et veulent devenir les villes intelligente de demain, à Mulhouse par exemple grâce au capteur NFC on peut payer son ticket de transport via notre téléphone portable ce qui facilite notamment les touristes et les personnes ayant un handicape. C’est une évolution qu’il faut accompagner et favoriser au niveau national.

L’Open Data, pour une administration plus transparente.

L’Open Data peut aussi devenir une source pour les administrés, aux Etats-Unis l’open data sert aussi bien a regarder la consommation d’électricité et d’eau en temps réel à Oberlin (rendre l’administré responsable ?) qu’à regarder combien gagne un employé de la ville de Chicago, ou suivre les dépenses des ministres et de leur cabinet (Royaume-Uni). De même certains groupes comme IBM ou Chevron ont mis en place des jeux pour permettre à un individu d’agir comme un décideur et d’observer l’impact des décisions en termes de développement énergétique (EnergyVille) ou de gestion de l’eau et des commerces (CityOne). Ce genre de jeu pourrait être repris avec des données publiques d’une grande ville, comme Paris, permettant à chaque citoyen d’agir sur un Paris virtuel avec des données réelles et de pleinement saisir les enjeux des décisions prises par la ville.

Malgré tout l’e-administration ne doit pas faire oublier qu’il existe une fracture numérique. Avant de penser à une e-administration performante, il faut que toutes les collectivités locales soient sur un même pied d’égalité en termes de débit internet et de même pour tout citoyen français, chaque mairie et maires annexe pourraient installer des bornes d’accès à internet permettant aux personnes n’ayant pas les moyens de se connecter sans problème et de faire leur demande administrative. Il en va de même pour les personnes malvoyantes, chaque site administratif doit être accessible pour ces personnes (l’utilisation d’un logiciel de reconnaissance de la parole pourrait être la bienvenue).

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Jeunes Forces démocrates