Erasmus : faire vivre aux jeunes la réalité de l’Europe… n’a pas de prix !

Jusqu’à aujourd’hui, Erasmus aura permis à près de 3 millions d’étudiants d’acquérir une ouverture à ce qui se passe hors des frontières de leurs pays, de faire l’expérience de l’incroyable richesse qu’apporte la différence, de se confronter à d’autres manières de penser … à d’autres façons d’être jeune. C’est aussi un coup de pouce pour les jeunes, l’assurance d’une expérience valorisante sur le marché du travail.

Erasmus, c’est également permettre un extraordinaire brassage des cultures, c’est faire vivre la réalité de l’Europe : une contribution inestimable à la fabrication du citoyen européen. En somme, une véritable arme contre le repli identitaire et nationaliste qui menace notre continent.

Erasmus, avec le processus de Bologne qui harmonise la structure LMD, jette les fondations de l’Europe de l’éducation. C’est donc la construction de l’Europe de demain, un investissement dans le savoir et la connaissance. Investissement d’autant plus nécessaire que l’une des solutions pour recréer de la croissance durable sur notre continent, passera par la science et l’innovation.

Erasmus fête cette année son 25ème anniversaire… son dernier ?

Car ce programme est lui aussi victime de la crise et de la frilosité des Etats-Membres à assurer le financement des missions de l’Union Européenne. Au total, la Commission estime qu’il lui manque quelques 9 Md€ pour payer les factures de l’année 2012. Le budget rectificatif adopté mardi a besoin de 90 millions d’euros supplémentaires pour le financer Erasmus (une goute d’eau !), de 423 millions d’euros pour les programmes de recherche et de 8,3 milliards d’euros pour le Fonds social européen. Sans parler du financement de ces programmes pour l’année 2013. En fait, la question de la survie de ce programme ne devrait même pas se poser. Car Erasmus est encore trop confidentiel, ne concernant que 3 à 4% des étudiants européens. La vraie question aurait donc du être : comment faire pour encore développer Erasmus.

Pour les Jeunes Forces Démocrates, Erasmus n’a pas de prix. Et il est regrettable, inquiétant même, que les dirigeants des Etats Membres ne comprennent pas le risque énorme qu’ils prennent en menaçant son financement. Au lieu de rechercher des économies de court terme, l’Europe devrait, au contraire, avoir pour ambition d’investir dans sa compétitivité, dans l’innovation, dans la jeunesse, c’est à dire dans la formation des étudiants.

Signez la pétition pour le maintien du programme Erasmus

L’intégralité du communiqué sur le Prix Nobel de la Paix et le programme Erasmus