#IdéesJFD                                         A retenir, nos propositions

  • Former les jeunes mieux et plus tôt à l’esprit d’entreprendre
  • Partenariats de génération, des cellules étincelles dans les universités
  • Création d’un fonds stratégique de soutien dédié aux jeunes entrepreneurs adossé au FSI
  • Développer une culture forte des business angels
  • Aider les Business Angels par des structures associatives et des mesures fiscales adaptées
  • Encourager les modes de financement innovants
  • Crowdfunding : mieux mobiliser l’épargne des français pour le financement des entreprises jeunes
  • Mise en place d’un label qui garantirait le sérieux des plateformes de financement collaboratif

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Financer l’avenir et les emplois de demain

Les jeunes sont une source exceptionnelle de talents et de potentiels, d’idées et d’innovations, d’entreprises et d’emplois. Mais une source sous-exploitée dans notre pays. Il y a sans doute plusieurs raisons à cela : certaines sont culturelles, et donc plus difficiles à changer, alors que d’autres sont structurelles, voir purement administratives, et pour lesquelles des solutions existes, à tenter que la France décide de se doter d’une politique volontariste de soutien aux jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat.

Nous avons déjà évoqué la nécessité de former les jeunes mieux et plus tôt à l’esprit d’entreprendre et au gout de prendre des risques calculés et responsables. Nous avons également proposé la mise en place d’outils destinés à faciliter la création et le succès d’entreprises par les jeunes : les partenariats de génération, les cellules étincelles dans les universités, des structures administratives simplifiées, les Pôles entrepreneuriats… Autant de pistes qui peuvent contribuer à réduire les barrières structurelles, et créer un environnement favorable et encourageant pour les jeunes entrepreneurs.

Mais, aucune idée, aussi bonne soit-elle ne peut se réaliser, se concrétiser, sans financements.

Un fonds stratégique dédié aux jeunes entrepreneurs

Le financement des premières étapes du développement d’une nouvelle entreprise est souvent difficile. Il l’est encore plus quand ce sont des jeunes entrepreneurs, sans même parler des jeunes issus des quartiers en difficultés ou qui n’ont pas accès aux bons réseaux. Le financement d’amorçage (quelques dizaines de milliers a centaines de milliers d’euros) d’un projet est particulièrement critique car les risques sont grands (développement et validation du concept généralement sans revenus commerciaux), et rares sont les investisseurs privés qui acceptent d’apporter de l’argent à cette étape. Il nécessite donc le soutien de financements publics. Si en ces temps de contraction du budget de l’Etat, il est un poste de dépense qui devrait voir son budget augmenter, c’est sans doute bien celui du soutien des jeunes entreprises.

C’est pourquoi, les Jeunes Forces Démocrates proposent la création d’un fonds stratégique de soutien dédié aux jeunes entrepreneurs. Ce fonds, qui pourrait être par exemple adossé au Fonds stratégique d’investissement, se concentrerait uniquement sur le financement d’entreprises lancées par des jeunes. Un tel fonds pourrait regrouper des financements de l’Etat, de collectivités locales et d’entreprises privées, et rassemblerrait plusieurs centaines de millions d’euros. Il pourrait également aider ponctuellement à combler le ‘creux de financement’ qui touche de nombreuses entreprises qui sont sur le point d’atteindre le seuil de rentabilité, et sont trop grosses pour bénéficier des mesures de soutien public, tout en étant encore trop petites pour intéresser les fonds de capital risque ou les banques.

Développer une culture forte des business angels

Une fois l’amorçage de l’activité établie, vient  l’étape de la création proprement dite qui nécessite des financements de l’ordre de plusieurs centaines de milliers d’euros. Outre le fonds stratégique, il manque encore trop en France des business angels, c’est-à-dire des personnes qui investissent une partie de leur patrimoine dans une entreprise innovante et qui peuvent également mettre à disposition de l’entrepreneur, leurs compétences., Ces business angels sont encore trop rares. Il serait sans doute nécessaire de mieux faire connaître leurs rôles pour encourager des particuliers à devenir de tels financeurs, tout en les aidant grâce à des structures associatives, mais aussi par des mesures fiscales adaptées.

 Encourager les modes de financement innovants

Il est également important de mobiliser d’avantage les modes de financement innovants dont le microcrédit ainsi que le financement collaboratif (ou « crowdfunding »). Il s’agit d’un mécanisme de financement de la création d’entreprises impliquant financièrement un grand nombre d’investisseurs qui apportent chacun un financement qui peut être très réduit (quelques centaines d’euros par exemple). Les outils internet et les réseaux sociaux facilitent la mise en place de plateformes qui permettent la rencontre entre les jeunes entrepreneurs et les particuliers-financeurs. Ces derniers peuvent même aider à la validation du business plan en apportant leur expertise, ou tout simplement leur avis de consommateurs et futurs clients potentiels.

Le financement collaboratif est encore trop peu développé en France, notamment du fait de certaines contraintes administratives (par exemple un simple prêt de 100€ nécessite deux pièces d’identité, un justificatif de domicile et un justificatif de résidence  et les plateformes qui souhaitent lever plus de 100 000€ doivent demander une autorisation à l’Autorité des Marchés Financiers). Une réflexion et des reformes appropriées permettraient sans doute de pouvoir mieux mobiliser l’épargne des français pour le financement des entreprises jeunes, tout en en garantissant une sécurité suffisante tant pour les particuliers qui investissent que pour les jeunes entrepreneurs. On pourrait ainsi imaginer la mise en place d’un label qui garantirait le sérieux des plateformes de financement collaboratif.

 

Pole Réflexion
Jeunes Forces Démocrates

 

 

Les Echos. Start-up: le boom du financement collectif par Nicolas Rauline (06/12/2012)
La réalité du financement participatif de la création d’entreprises en France en 2012 par Quentin Molinié (10/05/2012)