Jeudi matin, le télescope spatial GAIA, construit par l’Europe a été lancé avec succès par une fusée Soyouz depuis le Centre spatial guyanais à Kourou.

Sa mission? Localiser 1 milliard d’étoiles et cartographier en 3D la Voie lactée, notre galaxie. Les images produites par Gaia seront ensuite exploitées par des centaines de scientifiques pendant des années et serviront à mieux comprendre quelle est la place de notre Soleil dans la galaxie.

L’observatoire spatial Gaïa est un télescope doté des optiques et des technologies les plus avancées, sans équivalent dans le monde. Il possède ainsi des capteurs dotés chacun d’un milliard de pixels (on est loin de votre appareil photo, avouez !). Sa résolution lui permet de distinguer depuis la Terre une pièce de monnaie posée sur la Lune et il transmettra plus de 100 Go de données chaque jour. Son double télescope a été assemblé par la filiale d’EADS, Astrium, à Toulouse et les instruments ont été développés partout en Europe.

Cette mission est une des «pierres angulaires» du programme spatial européen de ces dernières années. C’est aussi un exemple des très grandes réalisations que peut accomplir l’Europe lorsqu’elle unit ses efforts au sein de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) Un tel outil n’aurait pu être à la portée d’un seul des Etats européens, car trop cher et trop complexe.

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Dotée de 4 Mds d’euros, l’Agence spatiale européenne (ESA) est la seconde agence spatiale dans le monde après la NASA. Ses activités couvrent l’ensemble du domaine spatial : les sciences avec l’astrophysique, l’exploration du Système solaire, l’étude du Soleil et la physique fondamentale ; l’étude et l’observation de la Terre avec des satellites spécialisés ; le développement de lanceurs ; les vols habités à travers sa participation à la Station spatiale internationale ; la navigation par satellite avec le programme Galileo ; les télécommunications spatiales pour lesquelles l’agence finance la mise au point de nouveaux concepts ; ou encore la recherche dans le domaine des technologies spatiales.

Gaia et l’ESA démontrent avec éclat le rôle de premier plan que l’Europe peut jouer dans le monde lorsque les Etats européens décident de mutualiser leurs efforts et de travailler unis dans un but commun.


Gaia, notre galaxie révélée par CNES

Espérons que Gaia puisse, de là haut, aider tous ceux qui aiment l’Europe à rallumer les étoiles dont nous avons plus que jamais besoin !

Pole projet
Jeunes Forces Démocrates-UDI