Intervention des JFD lors des NEUJ’PRO

Le jeudi 10, notre Secretaire général Florian Santinho, accompagné de Michel Bodet Délégué national en charge du maillage territorial, est intervenu lors des 12èmes Rencontres nationales des Professionnels et des Elus de la Jeunesse communément appelées « NEUJ’PRO ».

Son intervention a porté sur les priorités de la jeunesse

Voici les grandes lignes de son intervention:

Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. En France, les 15-24 sont les plus touchés, avec plus de 25% des jeunes qui ne peuvent trouver un emploi, la tranche d’âge qui subit la plus forte hausse depuis un an. Avec une économie qui stagne depuis plus de quatre années, une génération entière de jeunes est sacrifiée, ayant abandonné tout espoir, si ce n’est celui de petits boulots, précaires et temporaires. Une situation qui est encore plus grave dans certaines banlieues et quartiers, où y être né signifie que vous n’êtes sans doute pas nés aussi égaux que les autres.

Face à ce constat qu’on ne peut que qualifier de terrifiant, il est clair que la première des priorités des jeunes, c’est l’emploi. Une priorité dont découle toute les autres : logement, formation, éducation, place des jeunes dans la société et dans la politique…

La création d’entreprises pérennes, et en particulier de PME innovantes, est un vecteur important de renouvellement du tissu productif et constitue une des clefs de la croissance économique future…et la source de nombreux emplois. Les jeunes ont ici un rôle majeur à jouer, pour peu qu’on leur donne le gout d’entreprendre, la confiance de se lancer, des outils de formation et d’accompagnement, ainsi que des financements adaptés. Ce dont on a besoin est aussi un changement radical des mentalités : l’échec n’est pas grave, ce qui est important, c’est d’essayer et d’apprendre. Vouloir être entrepreneur, vouloir devenir chef d’entreprise : c’est cool et c’est utile ! Or lorsque l’on constate que « près d’un jeune sur trois souhaite être fonctionnaire », la question doit se poser de changer les choses ! Et cela, à tous les niveaux, de l’éducation à l’école en passant par la vision qu’a la société de l’entrepreneuriat. Pour les Jeunes Forces Démocrates, il est urgent de doter la France d’une stratégie nationale et cohérente de promotion de l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, incluant le volet éducation.

L’enseignement et les formations professionnelles sont justement la seconde priorité des jeunes. Tout étudiant, après quelques années passées à l’Université, connaît les difficultés de l’enseignement supérieur en France. Elles sont de notoriété publique : baisse du niveau, échec massif, filières sans issue, etc. Seulement un tiers des étudiants réussissent leur licence en trois ans ! L’échec a de multiples causes: de mauvaises orientations, un manque de moyens des universités, une baisse dramatique du niveau des bacheliers, la mauvaise préparation des futurs étudiants, mais également la dévalorisation sociale des filières professionnelles et technologiques qui pousse les bacheliers vers les universités. Il est plus que temps de revoir en profondeur l’enseignement en France, mieux l’adapter aux exigences du marché du travail, éduquer à l’entrepreneuriat, mettre en place des formations « de seconde chance » pour les jeunes travailleur, ou encore un élargissement de la validation de compétence.

La troisième priorité c’est le mal logement, synonyme de pauvreté et de précarité, de difficultés au quotidien et d’incertitudes, mais aussi de stigmatisation pour près d’un français sur six. Or, du logement dépend la possibilité de bâtir des projets, de voir l’avenir sereinement et de former une famille, l’assurance de vivre en bonne santé et de connaître le bien-être, mais souvent aussi tout simplement de trouver un emploi stable. Le logement est malheureusement devenu l’un des vecteurs forts de la précarité chez les jeunes.

Enfin, la jeunesse est plus que jamais l’avenir politique de la France et de l’Europe, nous devons renouveler la vision politique de notre pays et redonner la parole aux jeunes. Le désintérêt des jeunes pour la politique n’est pas une fatalité, il suffit déjà de commencer par leur faire confiance. Ca, c’est aussi l’une des priorité des jeunes : pouvoir prendre la parole et influer sur les décisions prises maintenant qui vont impacter leur propre avenir.

Florian Santinho