La démocratie a perdu, hier soir, l’un de ses meilleurs amis et la liberté l’un de ses plus ardant défenseurs.

Nous saluons la mémoire de Nelson Mandela, Prix Nobel de la Paix 1993 et Premier Président de la République Sud-Africaine (1994-1998). Nous nous associions à la douleur de sa famille, à la tristesse du peuple Arc-En-Ciel.

Libéré en 1990, après 23 années de détention pour avoir ‘simplement’ voulu l’égalité en Afrique du Sud, Nelson Mandela a eu le grand courage et la clairvoyance de rechercher immédiatement la réconciliation plutôt que la revanche, d’assurer la transition démocratique en instaurant la règle du « un homme, une voix », de réunir tous les Sud-africains.

Quittant alors le pouvoir, il a poursuivi son engagement en luttant contre la pauvreté, puis contre le Sida en Afrique.

Son combat, son espoir, son idéal continueront de résonner en nous tous, de nous inspirer et de nous guider. Un idéal tout entier résumé par ses mots : « j’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités »

Amateur de chemises bariolées, toujours souriant, « ni un saint ni un prophète » selon ses propres mots, reconnaissant ses « insuffisances » et ses « impatiences », regrettant « de n’être jamais devenu champion du monde poids lourds de boxe », il ne voulait être finalement qu’un homme. Mais un homme qui a profondément et durablement inspiré le monde. Un homme qui, même au fond de sa cellule de Robben Island, a su rester libre.

Asimbonang’ uMandela thina.