#IdéesJFD                                         A retenir, nos propositions

  • Il faut changer, innover, agir… et vite!
  • Il ne tient qu’à nous de transformer ce modèle bâti autour des grands industriels pour valoriser l’entrepreneuriat, la prise de risque
  • La promotion des PME est au coeur de notre projet économique
  • Un plafond d’imposition sur les PME, avec un effet de palier contenu par une progression de l’impôt en fonction de l’évolution du résultat et de la rentabilité
  • Une taxation plus forte de dividendes en contre partie d’une baisse des taxes sur les plus-values
  • Une revalorisation de l’artisanat avec la constitution de coopératives publiques qui pourraient être par la suite privatisées pour promouvoir l’exportation

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Tout miser sur les petites entreprises !

La jeunesse d’aujourd’hui n’a connu, depuis sa naissance, qu’une répétition des débats publics. Faible croissance ou récession, chômage, compétitivité, dettes publiques… Cette jeunesse a vu des gens vivre de ces débats, vivre des difficultés économiques du pays, vivre de l’impôt. Elle, dont l’avenir est incertain, dont on déplore l’inexpérience avant même qu’elle ait commencée de travailler, s’est laissée peut-être, à force de l’entendre, convaincre par un pessimisme à la fatalité. Tentons donc de lui offrir une espérance.

Il faut considérer avant tout, ce qu’on pourrait appeler le modèle français. Ces grandes entreprises qui paraissent du dehors des royaumes de l’efficacité, de la productivité et de la création de richesse. Ce modèle français de géants nationaux a fait son temps. Ce qui faisait leurs forces hier sont aujourd’hui des faiblesses. Leurs tailles les ont étouffés, les rendant vulnérables. Les procédures s’y sont multipliées au point qu’elles les ont transformés en des bureaucraties rétives au changement. L’inertie en est devenue une caractéristique alors qu’il faut se montrer désormais flexible et alerte. Ces structures immenses sont trop lourdes. Leur richesse ? Certaines, comme Total, ne la créent même plus en France mais à l’étranger.

Il faut changer, innover, agir

Ces entités absorbent l’individu, le forgent à accepter l’immobilisme. Un conformisme s’installe avec le confort qu’offre une stabilité apparente, car les grands groupes français vivent une période critique. Ils sont à l’image de la France, déclinants et difficiles à réformer. Il leur faut changer, innover, agir, mais cela leur demande beaucoup de temps. Ces délais poussent à les croire incapables de se réformer et s’avèrent par ailleurs dangereux car il est des situations où il faut agir promptement, prendre des risques. Or les groupes enseignent la frilosité. Ces grandes machines déresponsabilisent par la multiplication des centres de décision. Il faut satisfaire des égos quitte à perdre son efficacité. Peugeot, Edf, Total, voilà trois sociétés au moins à un tournant. Elles doivent faire face à des enjeux vitaux et déterminants. Total, assis sur une rente, cache son déclin, annonçant sans cesse, sans y arriver, l’augmentation de sa production. La situation d’Edf, dont l’activité a été bâtie il y cinquante ans sans penser qu’il faudrait un jour transformer son fonctionnement, n’est guère rassurante.

Bien sûr ces entreprises ont un intérêt stratégique et politique, mais ce n’est pas grâce à elles que la France sortira de ses difficultés économiques. Ce n’est pas d’elles qu’il faut attendre un dynamisme. Il ne tient qu’à nous de transformer ce modèle bâti autour des grands industriels pour valoriser l’entreprenariat, la prise de risque, créer ce « Mittelstand » que nous envions aux Allemands.

 

Promouvoir les petites et moyennes entreprises

Cette transformation structurelle passe par la promotion de petites et moyennes entreprises. Ce tissu industriel, il ne tient qu’à nous de le construire. Mais pour cela, il faut installer un cadre propice, encourager l’investissement, faciliter la gestion, limiter la taxation pour permettre une rentabilité suffisante.

Des mesures fiscales pourraient être adoptées comme un plafond d’imposition sur les PME, avec un effet de palier contenu par une progression de l’impôt en fonction de la progression du résultat et de la rentabilité. Une taxation plus forte de dividendes en contre partie d’une baisse des taxes sur les plus-values. En parallèle de ces incitations fiscales, les grands groupes seraient mis à contribution. Il s’agit de favoriser à tout prix le dynamisme et l’innovation.

Une revalorisation de l’artisanat est aussi nécessaire avec la constitution de coopératives publiques dans un premier temps qui pourraient être par la suite privatisées pour promouvoir l’exportation de ces futures productions. Ces coopératives publiques en charge de l’exportation seraient rémunérées en fonction des ventes des produits qu’elles doivent promouvoir. Des bonus pourraient leur être distribués en fonction de leur efficacité.

Félicitons à l’occasion les multiples initiatives privées pour créer ce dynamisme de la PME. La création de multiples incubateurs, les bourses privées pour obtenir des fonds, les pôles de compétitivité, etc.

Il faut garder à l’esprit que ce n’est pas un gouvernement qui créera de la richesse ; ce n’est pas son but ni sa fonction. Cette responsabilité revient aux citoyens, à chacun qui espère et qui ose. Le gouvernement doit y aider mais ce n’est point à lui de remplacer les citoyens.

Pole Réflexion
Jeunes Forces Démocrates