Les Jeunes Forces Démocrates sont un mouvement de militants présent sur l’ensemble du territoire, organisé et dynamique. Depuis sa création en 2012, il a pour ambition de revivifier le courant démocrate-social en France en réactualisant son corpus idéologique.

Affirmant être aujourd’hui les héritiers directs des différents courants qui ont incarné tout au long du XXe siècle les valeurs de la démocratie sociale, notamment par sa frange démocrate-chrétienne, avec le Mouvement Républicain Populaire (1944-1966), le Centre Démocrate (1966-1976), le Centre Démocratie et Progrès (1969-1976), le Centre des Démocrates Sociaux (1976-1995) et par sa frange sociale-démocrate, avec le Mouvement Démocrate Socialiste (1973-1982) et le Parti Social Démocrate (1982-1995), toutes deux réunies au sein de la Force Démocrate (1995-1998) et aujourd’hui de la Force Européenne Démocrate,

Portant les valeurs propres au courant démocrate-social, à savoir l’humanisme, l’attachement profond à la justice et à la cohésion sociale, la mise en place d’institutions aptes à assurer les libertés et la solidarité basée sur le rôle socio-économique de l’Etat, la nécessité d’une Europe fédérale et d’une décentralisation maîtrisée, l’économie sociale de marché ainsi que la réduction de la dette et une meilleure gestion des deniers publics,

Constatant aujourd’hui la cristallisation manifeste du spectre politique français autour d’ enjeux liés à la mondialisation et à l’érosion des barrières nationales. Cristallisation qui se traduit par un nouveau clivage opposant d’une part les gagnants de la mondialisation, bénéficiaires des nouvelles opportunités créées par l’ouverture des frontières et favorables au processus d’intégration internationale, et d’autre part les perdants de la mondialisation, s’accrochant à la souveraineté nationale et réclamant des mesures protectionnistes qui peuvent être d’ordre culturelles ou économiques. Ces oppositions conduisant aujourd’hui à la transformation structurelle de l’espace politique et à un repositionnement stratégique des partis politiques en France qui nous force à repenser nos positions,

En conséquence, les Jeunes Forces Démocrates déclarent :

  • Inscrire leur action en connaissance de ce nouveau clivage et en se positionnant comme alternative aux populismes et aux dérives souverainistes, en défendant une France gagnante dans la mondialisation ;
  • S’adresser en priorité aux catégories de la population appartenant aux perdants de la mondialisation,  qui subissent le délaissement progressif de l’action publique, qui vivent le repli identitaire comme dernier recours pour exprimer leur malaise au sein de société, et toutes les personnes issues des territoires périphériques de notre pays, déconnectés des zones d’activité ;
  • Défendre une Europe fédérale aux institutions politiques plus démocratiques qui répondent pleinement aux enjeux liés à la mondialisation. Nous estimons ainsi qu’il faut en finir avec l’approche fonctionnaliste qui ne semble plus en adéquation avec les enjeux actuels et ainsi accentuer l’intégration européenne, en priorité économique. En outre, avec des échanges internationaux croissants et des économies toujours plus interdépendantes, l’Europe doit être un réel filet protecteur face à une mondialisation de plus en plus pressante tout en défendant nos valeurs et notre culture.
  • Lutter contre le cloisonnement progressif de notre société. Cloisonnement social, caractérisé par un accroissement progressif de la pauvreté et un creusement des inégalités avec pour conséquence une mobilité sociale en panne. Cloisonnement territorial, entre métropoles dynamiques et territoires déconnectés où la rupture est consommée mais également au sein même des villes où certains quartiers sont complètement exclus du reste de la société. Et enfin cloisonnement culturel, synonyme à la fois d’un repli identitaire et de tensions entre les différentes conceptions du fonctionnement en société, qui nous impose de repenser notre modèle laïc.
  • Vouloir réformer notre système éducatif. Peu de ressorts permettent de relancer la machine “intégration sociale” aujourd’hui en France. La remise en marche de cette machine passerait nécessairement par une réflexion autour de l’éducation. Dans cette optique, l’Éducation Nationale doit inculquer à chaque individu des valeurs et des codes communs à l’ensemble de la société, mais offrir également un savoir commun et la possibilité à chacun de décider et d’agir librement, peu importe son milieu d’origine.
  • Porter des valeurs progressistes face aux conservatismes qui menacent notre société.  Aussi, nous prenons acte des évolutions de la société. Nous estimons que pour tout ce qui a trait à l’individu, il faut adapter la législation en refusant les postures rétrogrades mais en posant également des limites face aux excès tels que la marchandisation du corps ou de la vie privée.