#IdéesJFD                                         A retenir, nos propositions

  • L’industrie constitue l’épine dorsale de l’économie
  • Toute politique volontariste doit passer par la recherche, la science et l’innovation
  • Resserrer les liens entre les entreprises industrielles, et les universités et laboratoires de recherche
  • Les Pôles de compétitivité doivent être utilisés à fond et même renforcés
  • Création de clusters puissants et des unités de transferts de l’innovation
  • Mener un effort massif d’information et de sensibilisation des jeunes sur l’industrie
  • Bâtir une vraie politique industrielle, cohérente, performante et durable au niveau de l’UE

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L’industrie française souffre: nos usines ferment, des emplois disparaissent. En 2012, ce sont ainsi 24 000 emplois qui ont été perdus, et le rythme s’accélère. Le contexte économique européen, encore fortement déprimé,  joue évidement un rôle, mais pourtant certains de nos voisins résistent beaucoup mieux: l’industrie allemande reste performante, tirant l’économie d’outre-Rhin  toute entière. Au coeur du problème de la France réside notamment le manque d’une politique industrielle cohérente et performante ! Un manque dont les Français sont conscients de plus en plus, estimant à juste titre que l’industrie est un secteur à défendre en priorité (sondage IFOP 2012) et regrettent le manque de soutien des pouvoirs publics.

L’industrie constitue l’épine dorsale de l’économie

Source de création de valeur et d’emplois, l’industrie constitue l’épine dorsale de l’économie.  En outre, elle représente un levier fondamental pour prendre la voie du développement durable et de la nécessaire transition écologique. En France, l’industrie pèse plus de 3 millions d’emplois directs et 4 à 5 millions indirects.

En favorisant plutôt une approche libérale de mise en concurrence, en privilégiant le court terme et en pénalisant l’industrie par une réglementation environnementale, certes  nécessaire, mais  qu’elle s’impose à elle seule, l’Europe n’aide pas l’industrie. Elle a favorisé la délocalisation des activités industrielles et l’importation de produits issus de pays s’imposant peu de normes sociales et environnementales.

Pourtant, la désindustrialisation n’est pas une fatalité ! Car il est possible de produire en Europe et d’être compétitif. On le serait encore davantage en sachant nous protéger intelligemment d’une concurrence internationale déloyale car non réglementée. Le report massif de la fiscalité vers une taxe carbone, telle que mis en oeuvre en Suède est une piste a explorer, tout comme une TVA sociale européenne.  Il faut donc dire résolument “oui” à une Europe qui aide son industrie !

Cette politique volontariste doit passer par la recherche, la science et l’innovation, car l’une des clefs de la montée en gamme des produits français, de la différenciation par l’innovation, et donc les emplois de demain. Un effort qui doit être mené au niveau de l’Union, qui elle-seule peut avoir les moyens suffisants en cette perde d’’austérité grâce à la mise en commun et aux effets d’échelle.

Il est egalement necessaire de valoriser le savoir-faire français et l’excellence de nos industriels et techniciens dans de nombreux secteur de pointe (par exemple, Poma, fabricant de télécabines, valorise desormais ses technologies dans le cadre des nouveaux transports urbains). Il est crucial de resserrer les liens entre les entreprises industrielles, et les universités et laboratoires de recherche. Les Pôles de compétitivité doivent être utilisés à fond et même renforcés avec la création de clusters puissants regroupant centres de recherche publique comme privées, universités, lycées techniques et IUT, ainsi que des unités de transferts de l’innovation. Ces unités peuvent prendre la forme de laboratoires mis a la disposition des start-up qui ne disposent pas necessairement de moyens ad hoc pour valider leurs concepts. Dans ces centres, les jeunes entrepreuneurs trouveraient des conseils et des experts pour transformer leurs innvations en projets commerciaux et donc en enplois. Le developpement de ces clusters doit etre la priorité, en commençant par celui du Plateau de Paris-Saclay.

Réconcilier les jeunes avec l’industrie

Malgré ces constats inquiétants, l’industrie recrute ! Et elle recrute à tous les niveaux : ouvriers, techniciens, ingénieurs, docteurs… Et de nombreux secteurs sont concernés : nouvelles technologies, énergie, aéronautique…

L’industrie souffre malheureusement trop souvent d’une mauvaise image auprès des jeunes: “l’industrie c’est ringard, l’industrie, c’est pénible, l’industrie c’est polluant”. Et bien non, l’industrie c’est la haut technologie, la développement durable, les emplois, l’innovation!

Nous devons donc mener un effort massif d’information et de sensibilisation des jeunes lors de leur orientation sur les métiers et perspectives offerts par l’industrie. Innovante et entreprenante, la jeunesse est une force qui saura relever les défis industriels d’aujourd’hui et de demain.

Une vraie politique industrielle en France et en Europe

Nous saluons la prise de conscience des médias et des partis politiques sur l’importance de la sauvegarde de notre industrie et soulignons que l’approche volontariste du gouvernement et du ministère du redressement productif serait d’autant plus utile si l’on se donnait une vraie stratégie de redressement industriel.

Monsieur Montebourg, votre rôle n’est pas seulement de jouer le pompier à tenter d’éteindre l’incendie là où l’actualité se présente. Votre rôle consiste surtout à bâtir une vraie politique industrielle, cohérente, performante et durable. En France, comme à l’échelle européenne avec nos partenaires. Une politique, qui, si elle était véritablement menée, ne manquerait pas de rassembler autour d’elle le soutien de tous les mouvements politiques désireux de restaurer les forces vives de l’économie de notre pays et de l’Union Européenne.

La sauvegarde de notre industrie, une bataille qui mérite d’être menée !

 

Pole Réflexion
Jeunes Forces Démocrates