Les Jeunes Forces Démocrates-UDI prennent acte de la publication par l’UNEF d’un rapport dénonçant des frais d’inscription illégaux ainsi qu’un système, tout aussi illicite, de sélection à l’entrée de certaines licences.

Voir le reportage de France 2 du Mardi 23 Juillet traitant de ce sujet.

Ainsi, l’UNEF constate «une stagnation » des frais d’inscription illégaux dans certains établissements « irréductibles », ces frais pouvant aller «  de 10 euros à 9 000 euros pour l’Institut National Polytechnique de Toulouse. »

Dans son communiqué, l’UNEF s’insurge également du fait que « 27 établissements affichent des diplômes de licences générales (mathématique, droit, langue) dont l’accès est conditionné à un entretien ou aux résultats du bac. »

Les JFD-UDI se joignent à l’UNEF pour condamner fermement ce genre de procédés, et pour deux raisons :

  • en premier lieu, une sélection post-Bac sur dossier scolaire est aberrante : elle peut ainsi être source de profondes inégalités selon la réputation de l’établissement fréquenté par l’élève. Quand bien même ces inégalités seraient marginales, une sélection sur un parcours lycéen généraliste paraît singulièrement inadaptée pour des cursus souvent pointus et axés sur le développement de compétences.
  • en second lieu, la sélection via les frais d’inscription nous paraît particulièrement abjecte, en plus d’être totalement illégale. Fort heureusement, elle semble marginale et se cantonne à quelques excès significatifs comme à l’Institut National Polytechnique de Toulouse.

Toutefois, même si l’UNEF dénonce, tout comme les JFD-UDI, « la baisse de la pluridisciplinarité en licence », le syndicat étudiant semble ensuite tomber dans la facilité en ressassant de vieilles recettes qui n’ont jamais fonctionné. Ainsi, l’UNEF déplore « la baisse du contrôle continu, en transformant des séances de travaux dirigés en cours magistraux » semblant étonnamment oublier que les TD n’impliquent pas nécessairement une évaluation continue. Il occulte également que la mise en place massive de ces contrôles continus en Licence n’a pas permis de réduire le taux d’échec à l’Université. En fait, on peut même considérer que dans une certaine mesure, elle l’a même augmenté !

Dans son communiqué, l’UNEF ne propose comme solutions que des hausses de dépenses, passant sous silence que, non seulement le problème de l’Université est avant tout systémique, mais qu’en plus, les revendications des enseignants-chercheurs vont bien au delà d’une simple hausse des dépenses : ils souhaitent surtout un changement radical du fonctionnement des universités françaises.

C’est pour ces raisons, qu’à contrario de l’UNEF, les Jeunes Forces Démocrates-UDI proposent un ensemble de propositions concrètes visant à réduire sensiblement l’échec des étudiants à l’Université, que ce soit pendant leur cursus, mais aussi une fois leurs diplômes obtenus, par une meilleure insertion dans le marché de l’emploi :

En effet, sur ce second point, il convient de considérer le fait que de plus en plus d’étudiants souhaitent suivre des cursus universitaires valorisants. L’afflux massif d’étudiants pousse certaines équipes pédagogiques, de bonne foi, à limiter le nombre d’étudiants afin de ne pas altérer la qualité de l’enseignement. Constatons que la majorité des licences sélectives ont comme point commun soit de permettre de suivre un double-cursus ou un cursus très spécialisé dès la première année, soit de se situant en région parisienne (31% des cas répertoriés par l’UNEF).

Les cursus très spécialisés ou à double-cursus permettent aux étudiants d’acquérir de nombreuses compétences au cours de leur Licence, bien plus que dans des cursus standards. Ces diplômes sélectifs sont donc parfaitement adaptés aux attentes des entreprises qui attendent de la part des diplômés universitaires des compétences, et non simplement  que des connaissances brutes. En outre, le succès des licences parisiennes s’explique surtout par la plus grande facilite de se constituer un réseau ; réseau sera très utile pour la recherche de stage dans un premier temps, puis ensuite d’un emploi durable. Enfin, les cursus parisiens sont jugés comme plus valorisants.

Les JFD-UDI regrettent que sous fond d’égalitarisme, les gouvernements successifs s’obstinent à maintenir un tronc commun persistant après le Baccalauréat en limitant au maximum les possibilités d’initiatives de la part des équipes pédagogiques universitaires, même avec la LRU censée donner plus d’autonomie aux établissements. Le succès des cursus qui valorisent avant tout les compétences doit inspirer le gouvernement afin qu’il réfléchisse à une nouvelle façon de concevoir l’Université, comme nous l’avons fait dans notre article précédent. Il faut cesser les faux débats autour des TD, de l’encadrement et des réorientations en Licence, et aller de l’avant en repensant en profondeur, comme nous l’avons suggéré, l’Université autour du développement de compétences.

Si le gouvernement se défausse de ses responsabilités ou se lance de nouveau dans de faux débats comme ce fut pour l’instant le cas avec les réformes « Fioraso », il y a fort à parier que les inégalités se creuseront davantage entre des étudiants n’ayant pour d’autres choix que de suivre des cursus standards peu valorisants et des étudiants ayant la possibilité de suivre des cursus privés, bien plus onéreux. Sur ce dernier point, l’UNEF note justement que depuis 2005, le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur privé a augmenté de 32% alors que le nombre total d’étudiants n’a augmenté que de 2,8% sur la même période, chiffres confirmés par différentes études statistiques publiées depuis la fin des années 2000 montrant une désaffection du public au profil du privé dans l’enseignement supérieur.

Les Jeunes Forces Démocrates-UDI souhaitent donc que le gouvernement fasse preuve d’audace et de détermination face aux conservatismes afin de proposer une solution crédible face au chômage qui touche de plus en plus de diplômés universitaires.

 Pole projet
Jeunes Forces Démocrates